Le sentiment de sécurité constitue aussi un facteur-clé dans le choix de la marche ou du vélo pour se rendre à l’école. On parle ici de sentiment puisqu’il existe souvent un écart plus ou moins grand entre l’insécurité perçue et l’insécurité réelle. Ainsi, chaque individu, en fonction de son expérience socioculturelle, a sa conception personnelle de la notion de sécurité.

Circulation automobile

L’utilisation des modes motorisés pour le déplacement des jeunes entre la maison et l’école occasionne une augmentation de la circulation automobile aux abords des écoles et comporte des effets directs sur le sentiment de sécurité. Devant le nombre grandissant de véhicules aux abords des écoles, de nombreux parents décident à leur tour de reconduire leurs enfants à l’école en voiture et contribuent à augmenter la circulation automobile (ASSS-CN, 2011). Afin d’améliorer le sentiment de sécurité aux abords des écoles, il faut renverser ce cercle vicieux en ramenant les enfants à pied et à vélo sur le chemin de l’école et en diminuant le recours aux modes motorisés pour les déplacements domicile-école.

APAVVA_cercles_vicieux

Vitesse de circulation

Les vitesses pratiquées sur les rues voisines des écoles jouent également un rôle important sur le sentiment de sécurité. Elles ont un lien direct sur les distances de freinage et incidemment sur les vitesses d’impact en cas d’accidents, ainsi que sur la gravité de ceux-ci. Une règlementation sur la limite de vitesse, accompagnée d’aménagements favorisant une diminution des vitesses pratiquées ainsi qu’une séparation des usages sont donc essentiels au renforcement du sentiment de sécurité.

Risque d’accident

Toujours est-il que le nombre moyen de blessés chez les jeunes du primaire (âgés de 5 à 12 ans) lors de déplacements actifs entre la maison et l’école demeure très faible, soit inférieur à dix par année (INSPQ, 2011). La faible proportion de jeunes se déplaçant activement est certainement un facteur influençant à la baisse le nombre d’accidents impliquant des piétons et des cyclistes (Pucher, 2000).

Mise en valeur des trajets scolaires

Sur un trajet scolaire, la présence de brigadiers aux intersections achalandées, une signalisation identifiant le trajet scolaire et l’organisation de petits groupes d’enfants marcheurs éventuellement accompagnés d’adultes sont d’autres façons d’améliorer la sécurité du trajet.