Québec, le mercredi 6 octobre 2021 – La coalition nationale Non au troisième lien a dévoilé un panneau publicitaire dénonçant l’ajout de circulation automobile que pourrait entraîner la construction du troisième lien. Le panneau est situé près de l’autoroute Dufferin-Montmorency, un secteur qui serait éventuellement connecté à la méga-infrastructure et qui pourrait devoir accueillir des milliers de véhicules supplémentaires chaque jour.

Alors que le gouvernement laisse fréquemment entendre à tort que le troisième lien a des vertus écologiques, la coalition nationale Non au troisième lien a tenu à rappeler que l’ajout de toute infrastructure routière entraîne nécessairement un accroissement du parc automobile et, incidemment, de la congestion routière. 

«  Selon les chiffres du gouvernement, chiffres dont personne n’a pu vérifier la provenance ou la véracité, ce sont potentiellement 50 000 véhicules qui pourraient circuler dans cette infrastructure à son ouverture. Ces dizaines de milliers de véhicules viendront forcément s’ajouter aux axes routiers du centre-ville de Québec qui y seront connectés, alors que la circulation y est déjà difficile. Notre action vise à faire comprendre cela en posant une question toute simple: est-ce réellement une bonne idée de payer 10 milliards $ pour ajouter davantage de véhicules à Québec? », demande Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables. 

La coalition s’est par ailleurs dite étonnée que cette annonce soit faite alors que le gouvernement du Québec tient une vaste consultation sur la nouvelle Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires. 

Finalement, la coalition a réagi à l’annonce récente de l’octroi d’un mandat pour la réalisation de l’étude environnementale du projet. Les organisations ont ainsi tenu à dénoncer le fait que le projet de troisième lien continue d’avancer alors que ni l’étude des besoins ni l’étude d’opportunité n’ont encore été dévoilées. 

« Avec le présent gouvernement, on ne cesse de mettre la charrue devant les bœufs. D’abord, on a outrepassé le mandat donné au bureau de projet, qui devait étudier toutes les options visant à faciliter les déplacements interrives. L’augmentation de l’offre de transport en commun, une meilleure desserte fluviale et une réorganisation des approches routières des ponts ont toutefois été balayés du revers de la main.  Ensuite, le projet avance sans que les besoins aient encore été démontrés. L’approche, dans ce dossier, semble malheureusement davantage dogmatique que scientifique », a conclu Sarah V. Doyon, directrice générale de Trajectoire Québec.