Québec, mardi 29 juin 2020 – Alors que la Ville de Québec a dévoilé la version finale de sa vision d’aménagement du pôle urbain Wilfrid-Hamel–Laurentienne, Accès transports viables se réjouit de voir les améliorations réalisées pour valoriser et verdir des axes favorisant les déplacements actifs, mais déplore le manque d’ajustements réalisés pour faire de la transformation de l’autoroute Laurentienne une véritable requalification en boulevard urbain.

Rappelons que la vision d’aménagement du pôle urbain Wilfrid-Hamel–Laurentienne avait fait l’objet d’une présentation préliminaire à l’automne 2020 et d’une période de consultation, au cours de laquelle Accès transports viables avait déposé un mémoire

Tout d’abord, Accès transports viables se réjouit de voir la Ville miser sur une bonification du verdissement, une réduction des îlots de chaleur et une valorisation des axes de transport actif. Notamment, l’organisme accueille favorablement la revalorisation des axes Chabot, Plante et Proulx dans le quartier Vanier et l’agrandissement prévu du parc Victoria.

« Il y a de belles choses dans la vision d’aménagement présentée aujourd’hui par la Ville, notamment en termes de verdissement. En densifiant ce pôle urbain, on réduit les distances à parcourir entre les destinations et on favorise ainsi les transports actifs, comme la marche et le vélo. En verdissant des axes où le potentiel piétonnier et cyclable est fort, on encourage l’utilisation des modes de transport actifs. C’est donc bénéfique à plusieurs égards », a souligné Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

Toutefois, Accès transports viables est déçu de voir que la requalification de l’autoroute Laurentienne n’a pas du tout évoluée de forme depuis la présentation initiale et que la barrière anthropique que représente cet axe autoroutier n’est pas supprimée. 

Pourtant, en décembre dernier, Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement – Région de la Capitale-Nationale, ainsi que les conseils de quartiers Limoilou, Lairet, Saint-Roch et Saint-Sauveur s’unissaient pour demander un boulevard Laurentien contenant un nombre de voies réduit, plus d’intersections et une construction de bâtiments à même le trottoir.

Or, dans la vision présentée aujourd’hui, la future Laurentienne demeure très similaire à l’autoroute actuelle. Accès transports viables note, par exemple, une distance de 500m entre la rivière Saint-Charles et l’axe de traverse prévu dans le prolongement de la rue de l’Espinay, ce qui représente un détour de près de 10 minutes pour une personne piétonne et qui incite très peu à utiliser des modes de transport actifs.

« C’est dommage de voir qu’on a pas du tout évolué quant à la vision du boulevard urbain Laurentienne, qui ne sera malheureusement pas très différent de l’autoroute actuelle, notamment car on ne réduit pas le nombre de voies. C’est beau de créer un nouveau quartier en aval du réseau autoroutier, mais encore faut-il limiter le nombre de voitures qui s’y déversent et mettre au niveau le boulevard afin de faciliter les déplacements est-ouest et miser sur une forte utilisation des transports collectif et actif dans le secteur », a ajouté Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

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Source

Angèle Pineau-Lemieux
Conseillère en communication
Accès transports viables
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