Québec, jeudi 22 avril 2021 – Alors que l’on apprend que le gouvernement du Québec s’apprêterait à annoncer une enveloppe 844 M $ pour « mieux desservir les banlieues en transport en commun » avec environ une centaine de kms de voies réservées, Accès transports viables, par la voix de son directeur général Etienne Grandmont, se dit inquiet qu’un tel projet cache plutôt un élargissement d’autoroutes et une augmentation de la capacité routière déguisées. 

« Ce qui est inquiétant avec le potentiel projet de desserte dévoilé dans les médias, c’est qu’on ne convertit pas des voies de circulation conventionnelles en voies réservées. On procède plutôt à un élargissement d’autoroutes et donc forcément à une augmentation de la capacité routière, particulièrement si ces voies réservées permettent le covoiturage et les voitures électriques. C’est malheureusement la recette assurée pour plus d’étalement urbain », a affirmé Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

Pour Accès transports viables, il est également essentiel que le projet de desserte des banlieues ne se fasse pas au détriment de la reconversion attendue de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain au sud de l’autoroute Félix-Leclerc, ce qui semble incertain à la lumière des informations disponibles.

« La reconversion de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain, c’est un projet de requalification urbaine que la communauté attend depuis 10 ans et qui a un très fort potentiel pour connecter et redynamiser les quartiers Vanier, Lairet, Saint-Roch, Limoilou et Saint-Sauveur, notamment. C’est une transformation qui serait très prometteuse, à la fois en termes de développement immobilier, de mobilité durable et de réduction du trafic et de la congestion », rappelle M. Grandmont.

Enfin, l’organisation exhorte le ministère des Transports à faire la démonstration de l’efficacité de son projet quant à l’atteinte des objectifs poursuivis par le gouvernement du Québec en matière de changement climatique, de mobilité durable et d’aménagement durable du territoire. 

« La question fondamentale à se poser pour moi, c’est : est-ce qu’avec près d’un milliard $, le potentiel projet du gouvernement est le meilleur pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, améliorer la part modale du transport en commun et stopper l’étalement urbain? À priori, les études portant sur l’élargissement d’autoroutes nous montrent que non. Alors j’invite le gouvernement à faire la démonstration que ce projet n’en est pas un d’augmentation de la capacité routière déguisée», conclut Etienne Grandmont.

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Source

Angèle Pineau-Lemieux
Conseillère en communication
Accès transports viables
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