Communiqué de presse

Québec, le 30 janvier 2020 – C’est avec intérêt qu’Accès transports viables a pris connaissance de la proposition de modification du trajet du projet de 3e lien entre Québec et Lévis. Pour l’organisation, l’axe privilégié tient davantage en compte les données relatives aux déplacements, offre une vision intéressante quant au développement du transport en commun, mais pose également plusieurs questions importantes. 

« Nous sommes heureux de constater que le gouvernement du Québec a été sensible aux nombreux appels à écouter davantage la science dans le projet de 3e lien. Le projet qui est sur la table aujourd’hui tient davantage compte des mouvements quotidiens engendrés par les différents générateurs de déplacements », a souligné Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

L’arrimage avec le Réseau structurant de transport en commun de Québec (RSTC) est la composante la plus intéressante du projet: « les connexions proposées pourraient avoir une incidence positive, à la fois sur le RSTC de Québec, mais également sur le réseau de Lévis et sur la densification résidentielle et commerciale attendue le long du boulevard Guillaume-Couture », a ajouté Monsieur Grandmont.

Des réponses à la population
Même si cette nouvelle mouture du projet de 3e lien constitue une avancée par rapport à l’ancienne, Accès transports viables rappelle au gouvernement du Québec qu’il devra se baser sur la science et être d’une parfaite transparence dans sa reddition de compte. Ainsi, le porteur du projet devra fournir les réponses nécessaires aux différents populations potentiellement impactées par ce projet et démontrer aux Québécois qu’il répond aux politiques gouvernementales.

D’abord, le gouvernement du Québec devra confirmer que ce nouveau projet ne ralentira en rien la mise en oeuvre du RSTC. La Ville de Québec et les paliers supérieurs de gouvernement se sont engagés à le livrer pour 2026. La population de la région de Québec, qui a vu les conditions de circulation se détériorer de façon importante depuis le début des années 2000, ne pourrait tolérer le report de la meilleure proposition d’amélioration des systèmes de transports élaborée dans les dernières années.

Le projet de 3e lien, à cause de sa forte composante automobile, fait une dangereuse incursion dans le centre-ville de Québec. Le gouvernement du Québec devra ainsi faire la démonstration que cela ne causera pas préjudice aux populations habitant dans les quartiers limitrophes, tant par l’augmentation de la circulation routière que par la création de nouvelles barrières anthropiques qui limiteraient les déplacements actifs.

Le gouvernement du Québec devra également assurer que ce projet n’empêchera pas la requalification du secteur situé au sud de la rue Soumande, en marge de la conversion de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain. La Ville de Québec a déjà annoncé vouloir consolider ce secteur et est appuyée par d’importants propriétaires privés, la société civile ainsi que la population riveraine.

Finalement, le gouvernement du Québec devra prouver que le 3e lien s’inscrira en cohérence avec les différents politiques et orientations qu’il a prises, notamment en ce qui concerne ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et la protection du territoire agricole.. 

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Source:
Accès transports viables

Entrevues:
Etienne Grandmont, directeur général
Bur: 418-648-1242