Présentation d’Accès transports viables

La mission principale d’Accès transports viables est de promouvoir les modes de déplacement viables et de défendre les droits des utilisateurs et utilisatrices des transports collectifs (transport en commun, covoiturage, autopartage) et actifs (marche, vélo) dans la région de Québec.

La réduction de la circulation automobile et l’augmentation de la part des modes de transport collectifs et actifs sont incontournables pour assurer la qualité des milieux de vie des citoyens. La population de Québec est de plus en plus sensible à l’impact des transports sur son environnement. Cette évolution passe par la sensibilisation de la population et des pouvoirs publics à l’utilisation et à l’encouragement des modes de déplacement viables.

Dans les dernières années, Accès transports viables a eu l’occasion de développer une bonne expertise sur l’enjeu de la sécurité routière. En 2014, l’organisation a été invitée à participer au Groupe de discussion sur la sécurité des cyclistes du MTQ. L’équipe a également rédigé plusieurs mémoires sur le sujet:

Faire avancer le Québec de façon active et sécuritaire, mémoire présenté en commission parlementaire, projet de loi 165 – Loi modifiant le Code de la sécurité routière et d’autres dispositions, février 2018 (https://bit.ly/2QHh0Nf)

Moderniser le Code pour moderniser la mobilité, mémoire présenté à la Société de l’assurance automobile du Québec dans le cadre des consultations sur la sécurité routière, mars 2017 (http://bit.ly/2mJJM1d).

Modernisation du Code de la sécurité routière (L.R.Q., chapitre C-24.2), présenté au Groupe de discussion sur la sécurité des cyclistes, présenté au Ministère des Transports du Québec en août 2014 (https://bit.ly/36G3yyq).

Depuis octobre 2018, Accès transports viables siège sur le comité consultatif sur la Stratégie de sécurité routière de la Ville de Québec.

Introduction

Indéniablement, l’agglomération de Québec est encore un espace où l’automobile est reine. Le réseau d’autoroutes urbaines est l’un des plus développés par personne dans toute l’Amérique du Nord, l’offre de stationnement est abondante et peu dispendieuse, l’offre en transport en commun peine à suffire à la demande et l’achalandage stagne, les réseaux cyclables et piétonniers ont certes connu des améliorations dans les dernières années mais sur la base de budgets peu ambitieux, et les services de proximité demeurent l’exception plutôt que la règle.

Après s’être développé autour du centre-ville compact de la Ville de Québec, le secteur actuellement compris dans le territoire de l’Agglomération de Québec s’est étendu suivant le développement des premières voies de circulation que sont la rue Saint-Vallier, le chemin Sainte-Foy, le chemin de la Canardière, le boulevard Hamel, le chemin Saint-Louis, la 1re Avenue, etc.

L’expansion urbaine des premières décennies du XXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale se fait sous le signe de l’introduction de modes de transport urbain performants: le chemin de fer, le tramway et, plus tard, la voiture. Les formes urbaines qui en résultent s’inscrivent dans la continuité: trame de rue majoritairement orthogonale, îlots compacts, développement centré sur les grands axes de circulation traditionnels, densité de population relativement élevée, mixité des fonctions. Les premières banlieues jardin font leur apparition, mais demeurent rapprochées du centre-ville historique et des chemins traditionnels transformés en boulevards.

L’avènement de l’automobile de masse qui s’amorce dans les années 1960-1970 vient modifier de façon drastique l’urbanisation de la ville. Les prévisions erronées de forte croissance démographique pour la Capitale entraînent la planification d’un réseau autoroutier très ambitieux et marquent un changement radical de la conception de l’agglomération et des déplacements sur le territoire.

Le plan Vandry-Jobin propose d’étendre la logique de déplacement autoroutier aux quartiers urbanisés de la ville, notamment par la construction des autoroutes Laurentienne, Robert-Bourassa et Dufferin-Montmorency, court-circuitant les artères anciennes de développement urbain. L’étalement urbain que l’on observe dans le développement de Québec dans la foulée du plan Vandry-Jobin pose un véritable défi pour le développement durable de la région de Québec. Ce type de développement axé sur l’automobile a eu un impact déterminant sur la manière dont la population se déplace, et évidemment sur la sécurité routière.

Mémoire à télécharger

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