À l’horizon 2026, la ville de Québec va se doter d’un réseau structurant de transport en commun qui promet de révolutionner les déplacements dans la Capitale nationale. En route vers la modernité !

  • Qu’est-ce que cela va changer pour Québec ?

Envisagée dès 2003, la nécessité d’un réseau de transport en commun moderne et performant est devenue de plus en plus criante au fil des ans. Dernière ville de cette importance au pays à n’avoir eu aucun projet, Québec a su reprendre son destin en main en proposant en mars 2018 un ambitieux réseau structurant dont la mise en service aura lieu progressivement en 2025 et 2026. Il apporte ainsi une réponse efficace à la saturation des services du RTC. En effet, les infrastructures en place ne permettent plus de faire face à une hausse constante de l’achalandage. Rajouter des véhicules sur les routes ne ferait qu’empirer le phénomène de congestion tout en entrainant une hausse des coûts.

Le réseau structurant de transport en commun permettra de proposer un moyen de déplacement sûr et rapide dans les quartiers centraux tout en améliorant la desserte des secteurs plus éloignés. Cet ajustement de l’offre se traduit par le choix de modes distincts et adaptés à la demande. Il a pour ambition d’intercepter les grands flux venant de l’extérieur de la ville en encourageant l’intermodalité. À sa mise en service, 65% de la population actuelle et 80% des emplois seront situés à moins de 10 minutes de marche.

 

Les zones les plus densément peuplées, entre le sud de Charlesbourg et le site du futur Ikea en passant par Saint-Roch, la colline parlementaire et l’Université Laval, seront desservis par une ligne de tramway de 23 kilomètres. Le tramway électrique permet de proposer des fréquences renforcées, de 3 à 5 minutes durant l’heure de pointe, accompagnées d’une circulation en site réservé et prioritaire. Le matériel roulant offre la possibilité d’embarquer jusqu’à 260 passagers par véhicule. Il circule déjà dans de nombreux villes aux hivers rudes grâce à des systèmes de déneigement éprouvés.

La Basse-Ville se verra être équipée d’un trambus, un bus à haut niveau de service hautement capacitaire (150 passagers) et électrique. D’une longueur de 17 kilomètres, il reliera le pôle d’Estimauville à Sainte-Foy Ouest et le pôle Saint-Roch à ExpoCité. Comme le tramway, il circulera exclusivement en site propre et de manière prioritaire sur les autres modes de circulation. Cela garantit une fréquence renforcée, un passage toutes les 3 à 5 minutes en heure de pointe, et une grande amplitude de service, de 5h à 1h du matin.

Les autres secteurs du réseau seront dotés d’infrastructures dédiées sur 16 kilomètres. Ces espaces réservés permettront d’améliorer les performances des lignes à fort achalandage du RTC.

 

 

  • Peu de voies seront retirées à l’automobile

Le réseau structurant permettra de repenser le partage de l’espace urbain. Alors que 56 kilomètres de nouvelles voies dédiées au transport en commun seront ajoutées, seules 1,7 kilomètre seront retirées aux automobiles. Le long du tracé du tramway, 3,5 kilomètres seront même ajoutées. Les autres modes verront leurs déplacements améliorés. Les travaux seront l’occasion d’élargir les trottoirs tout en les dotant de nouveaux aménagements urbains. De nouvelles voies cyclables seront également créées.

  • Le tramway et le trambus sont des modes de déplacement propres et peu bruyants

Contrairement aux automobiles et aux bus, qu’ils soient diesels ou hybrides, le tramway et le trambus sont des modes écologiques uniquement propulsés à l’électricité. L’absence d’un moteur thermique réduit considérablement les nuisances sonores, surtout lors des phases d’accélération et de décélération. À une vitesse moyenne, son bruit n’excède pas les 58 décibels. Un niveau nettement inférieur à celui de la circulation routière actuelle qui s’établit aux environs de 70 à 75 décibels. Notons que des dispositifs peuvent réduire davantage ces taux. Par exemple, une plateforme de tram composée d’une dalle flottante permet de les abaisser de 20 décibels.

 

  • Le tramway et le trambus seront accessibles universellement

Voyager en fauteuil roulant ou avec une poussette à bord d’un bus peut parfois s’avérer délicat : trottoirs non adaptés, manoeuvres délicates… Les déplacements promettent d’être grandement améliorés en tramway et en tramway. Le guidage par rail du tramway et le système optique ou mécanique du trambus assurent un confort optimal quelques soient les conditions de circulation. Ils disposeront d’un plancher bas intégral qui assurera une accessibilité universelles à tous les voyageurs. Il en sera de même pour les quais des stations qui seront ajustés à la hauteur des véhicules afin d’avoir une surface plane lors des montées et des descentes.

  • Une partie du tracé du tramway sera en souterrain

Sur les 23 kilomètres de la future ligne de tramway, 3,5 kilomètres seront en souterrain. Deux tunnels seront construits dans les secteurs où une insertion en surface s’est révélée être difficile. Le plus important d’entre eux se situera entre le jardin Jean-Paul L’Allier et l’avenue des Érables où 4 stations seront implantées. Le second se trouvera sous l’avenue Lavigerie. On y trouvera le pôle Sainte-Foy Ouest.

  • Le réseau structurant va permettre une reconfiguration totale de l’offre du RTC

En anticipant dès à présent l’arrivée du réseau structurant de transport en commun, le RTC souhaite proposer à l’avenir une offre répondant aux nouveaux besoins de déplacement. Son plan stratégique 2018-2027 prévoit de développer la mobilité intégrée. En se concentrant sur l’expérience client, il sera désormais plus facile de combiner les différents modes (autobus, tramway, autopartage, taxis, vélos en libre-service…) puisque leur utilisation pourra être planifiée depuis une même plateforme. Cela donnera plus de choix aux voyageurs dans leurs déplacements, en réduisant la congestion et, in fine, en améliorant la qualité de vie des citoyens.

 

Pour en savoir davantage sur le réseau structurant de transport en commun, consultez le site web de la Ville de Québec.
Ce projet fait partie des thèmes de la campagne Vire Au Vert, une mobilisation citoyenne mettant l’environnement au coeur des prochaines élections au Québec.