Les mythes de la mobilité durable

 

Mythe: La ville de Québec n’est pas assez dense pour du transport en commun d’envergure.

FAUX. Plusieurs villes de taille et de densité comparable ou même inférieure à Québec se sont dotées de systèmes de transport en commun de type SRB ou tramway partout dans le monde. L’enjeu important est la densité que l’on trouve sur les axes les plus achalandés du réseau actuel, un critère qui est atteint notamment sur les parcours 800 et 801.

La planification du transport en commun doit se faire conjointement avec la planification du développement de la ville. Ainsi, une planification intégrée permet aux villes d’encourager l’investissement futur dans l’expansion du transport en commun, ce qui favorisera la construction d’une ville plus compacte, moins dépendante de l’automobile et moins congestionnée pour l’avenir.

 

Mythe: Le transport en commun n’est pas rentable.

FAUX. Selon la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, les retombées des dépenses du transport en commun dans l’économie québécoise, sont bien supérieures à celles faites dans le secteur automobile. Ainsi, 10 millions $ dépensés en transport en commun contribuent à soutenir 183,6 emplois-années-personnes et 17,7 millions $ en valeur ajoutée. En comparaison, la même somme dépensée en transport automobile génère 66,1 emplois-années-personnes et 6,8 millions $ en valeur ajoutée. Le transport en commun a donc un impact sur l’économie québécoise près de trois fois supérieur à celui du transport privé par automobile, tant en matière d’emploi que d’argent.

 

Mythe: Le transport en commun nous coûte collectivement trop cher.

FAUX. Ce sont les investissements dans le “tout à l’auto” qui nous coûtent cher. Selon le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, le couple pétrole-véhicule (voiture et camions) coûtait au Québec 27 milliards de dollars en importations, ce qui alimente notre déficit commercial et contribue à notre appauvrissement collectif (données de 2013).

 

Mythe: Le transport en commun est trop cher.

FAUX. Se déplacer en transport en commun est neuf fois moins cher que se déplacer en automobile. Le prix du laissez-passer du RTC à Québec est de 87,50 $, soit 1050 $ par année, alors qu’il en coûte en moyenne 10 000 $ par année pour posséder une automobile privée selon le CAA-Québec. Le transport en commun offre donc une option de transport abordable aux citoyens.

 

Mythe: Personne ne prend l’autobus. À preuve, ils circulent vides!

FAUX. Tout comme les routes, les autobus sont remplis à pleine capacité aux heures de pointe. Croiser un autobus en début de parcours peut aussi donner l’impression qu’il est sous-utilisé, mais il se remplira jusqu’à ce qu’il croise un important lieu de destination. Pour vous en convaincre, nous vous invitons à visionner cette vidéo (en anglais).

 

Mythe: La voiture autonome va régler tous nos problèmes et rendra désuets les services de transport en commun.

FAUX. D’abord, la libre circulation des véhicules autonomes n’est pas pour demain. Il reste encore bien du chemin technologique à parcourir avant l’autonomie complète, sans compter les modifications réglementaires que cela implique. Reste que, dans les villes, il demeurera toujours plus efficace, pour une question d’espace, de transporter les gens dans des transports collectifs… qui seront peut-être autonomes! Même si on remplaçait toutes les voitures par des voitures autonomes, les problèmes de congestion vont demeurer. Un bouchon de circulation demeure un bouchon de circulation, que les voitures soient autonomes, électriques ou à essence.

 

Mythe: La voiture électrique rend le transport en commun non nécessaire.

FAUX. Certes, la voiture électrique permettrait de réduire nos émission de gaz à effet de serre, mais ne règlerait pas les problématiques telles que le besoin d’infrastructures routières et autoroutières, la congestion automobile, la sédentarité, les accidents de la route et un déficit commercial important dû à l’importation des automobiles.