Économie

Compressions au RTC, certains mythes ont la vie dure

COMMUNIQUÉ Québec le 19 décembre 2011 - Accès transports viables ne peut que déplorer le gel du budget dévolu au RTC annoncé par le maire Labeaume. Ce gel représente en réalité une compression, puisque l’inflation et l’augmentation de la masse salariale continuent de croître. Cette décision est surprenante de la part d’une Ville qui vient de se doter d’un Plan de mobilité durable. ( + )

Hausses de tarifs : il faut s’assurer que les usagers bénéficient d’un service à la hauteur

Le RTC doit assurer un service de qualité. Les perturbations de l’automne, notamment en raison des travaux sur Robert-Bourassa, n’ont pas été sans conséquence sur les utilisateurs qui ont dû composer avec des retards importants et répétés. «Nous sommes d’avis que les tarifs du transport en commun auraient dû être gelés en 2011 pour épargner les usagers durement éprouvés et pour envoyer le message que prendre l’autobus c’est faire partie de la solution pour réduire la congestion et la pollution», déplore Christian Savard. ( + )

Avons-nous les moyens de s’offrir un tramway à Québec? Ça dépend des priorités!

On apprenait dans le Soleil que le Ministère des Transports songe à reconstruire le pont d’étagement qui surplombe les autoroutes 20 et 73 à la sortie du pont Pierre-Laporte. Plutôt que de simplement rénover la structure, on reconstruirait à neuf, pour améliorer la fluidité routière et préparer l’éventuel élargissement de l’autoroute en direction ouest. ( + )

Le gouvernement fédéral doit-il contribuer au financement du transport collectif?

Deux articles envoient un son de cloche différent aujourd’hui dans le Soleil. Le premier présente les demandes des municipalités canadiennes en matière de transport collectif. Signe que la mobilité durable est plus vitale que jamais pour l’avenir des villes, il y en aurait pour 53,5G$ de projets à travers le pays d’ici 2014. Les demandes du maire Labeaume, notamment pour le projet de tramway, s’inscrivent dans cette tendance. ( + )

Transport en commun et budget

À la veille de la présentation du budget provincial, l'ATUQ et la Ville de Montréal accentuent la pression sur Québec pour pouvoir prélever plus de taxe sur l'essence, dans plus de municipalités, dans le but de financer le transport collectif. Il s'agit d'un des principaux leviers dont disposent les sociétés de transport pour développer leurs services. ( + )

On densifie ou non?

La Ville de Québec doit prendre une direction claire. Dans tous les documents d'orientation, comme le Plan de mobilité durable et le PDAD, on mentionne l'importance de la densification et de la diversité des types de logements. Un discours d'ailleurs largement tenu par le maire et les principaux conseillers municipaux depuis deux ans. ( + )

Une question d’espace… de stationnement?

Au centre-ville, l’espace est précieux et il ne manque pas de volontaires pour l’occuper! On a pu le constater lors de l’assemblée générale du conseil de quartier de Montcalm le 8 mars: le stationnement a été le sujet chaud de la soirée comme le signale ce billet de Québec Urbain. Commerçants et résidents ont soulevé cet enjeu, mais semblent aborder la problématique d’un œil très différent. Existe-t-il réellement un problème de stationnement et quel est-il? Cela ne semblait pas si clair hier soir. L’association des commerçants de l’avenue Cartier claironne que le stationnement commercial est insuffisant et que chaque perte d’espace menace la survie de marchand. Qu’en est-il réellement du lien entre stationnement et vitalité commerciale et quelles sont les caractéristiques de l’avenue Cartier? Le secteur et les déplacements pour fin de magasinage Montcalm est un des secteurs les moins motorisés de la ville de Québec et de loin. 37% des logis n’y possèdent pas de voiture et l’enquête O-D nous apprend que seulement 44% des gens qui se rendent sur Cartier dans une journée le font en voiture comme passager ou conducteur (c’est 79,6% dans le secteur des centres d’achat sur le boulevard Laurier). Une proportion à peu près égale s’y rend à pied ou à vélo, un pourcentage extrêmement élevé pour Québec. Si l’on se penche seulement sur le motif magasinage(*), c’est 63% des déplacements vers le quartier Montcalm qui sont actifs. La voiture n’est donc visiblement pas le mode de transport privilégié par les clients du secteur. Stationnement et vigueur des commerces, un lien pas si évident Une recherche présentée par le conseil de quartier faisait état d’un ratio de place de stationnement par commerce bien inférieur à celui des centres d’achats majeurs de la région. C’est une comparaison qui ne tient pas la route puisque la superficie commerciale des places d’affaires est de loin supérieure dans les super centres commerciaux! Le stationnement n’est surtout pas la seule manière d’attirer des clients, surtout dans un secteur aussi propice aux déplacements actifs. Un récent relevé de littérature effectué par la ville de Bristol suggère qu’un mètre carré consacré au vélo génère jusqu’à 5 fois plus de dépenses dans les commerces locaux qu’un mètre consacré à la voiture. Cela s’explique entre autres parce qu’un vélo n’occupe que 12% de l’espace d’une voiture, par conséquent, chaque mètre carré de pistes cyclables ou de supports à vélo permet d’accueillir plus de clients potentiels. Une perte d’espaces de stationnement serait loin d’être dramatique pour la vitalité commerciale de l’ensemble du secteur. D’autant que des études internationales tendent à prouver que les utilisateurs des transports actifs dépensent davantage dans les commerces locaux que les automobilistes en faisant de plus petits achats plus fréquents. Pour les sceptiques qui pensent que mobilité durable et dynamisme ne fonctionne que dans les "Europes" voici un petit vidéo en provenance de Melbourne, Australie. Sommes nous si distincs que nous sommes incapables de s'inspirer (sans copier évidemment) des exemples stimulant à travers le monde? https://www.youtube.com/watch?v=EemCIoMpNGQ( + )

Les millions de trop

On annonçait en grande pompe hier des investissements de 3,9 G$ dans le réseau routier du Québec en 2011-2012 et de 440 M$ dans la région de la Capitale-Nationale (liste pdf des chantiers). Soit, il faut assurer la pérennité des infrastructures qui arrivent à la fin de leur vie utile (en a-t-on construit trop au cours décennies dans notre tentative de nous « moderniser » par un développement effréné du réseau routier? Il s’agit d’une autre question…). Ce qui dérage dans cette annonce, c’est le désir obstiné de continuer à développer le réseau autoroutier et à accroître la capacité routière. Ici, on ne parle pas du réseau stratégique en soutien au commerce extérieur dans les régions mal desservies. Le problème est davantage au niveau d’autoroutes urbaines qui sont congestionnées parce que largement utilisées par les navetteurs. Rappelons que la région de Québec compte déjà un ratio de kilomètres d’autoroutes par habitant extrêmement élevé, est-il nécessaire de rajouter des voies? Au moment où le ministère des Transports et la Ville de Québec annoncent faire de la mobilité durable une priorité, on envoie aux automobilistes un message contradictoire : on aimerait que vous preniez le transport en commun, mais on va vous aider à vous déplacer plus facilement en voiture. Voici la réponse du ministre à une intéressante question posée par Isabelle Porter du Devoir:1 Lorsqu'on lui demande s'il ne favorise pas ainsi l'étalement urbain, le ministre répond que «la circulation a augmenté» depuis les années 1960 et qu'«il y a un besoin» Le Ministère est-il conscient qu’il a contribué à créer ce besoin et qu’il l’alimente encore en élargissant des autoroutes? Ils sont là les millions de trop : élargissement de l’autoroute Henri-IV (un article du Soleil avançait une facture totale de plus de 200 M$ cet automne) élargissement de Félix-Leclerc entre Blaise-Pascal et Henri-IV (de 10 à 50 millions en 2011-2012 selon les chiffres du Ministère). Dans un contexte budgétaire serré, alors que le prix de l’essence reprend sa progression et que nos cibles de réduction de GES semblent inatteignables sans donner un coup de barre important en transports, ces millions qui servent à augmenter la capacité routière auraient été mieux investis ailleurs, notamment en transport collectif. Heureusement, M. Hamad, si soucieux de répondre aux besoins en matière de transport, ajoute: «Le transport en commun, c'est une bonne chose pour toutes sortes de raisons, mais, en même temps, il va toujours y avoir une femme monoparentale, une maman ou un papa qui, le matin, est obligé de prendre l'auto pour aller porter l'enfant puisque le transport en commun ne répond pas nécessairement au besoin.» Précisons tout de même que la grande majorité des automobilistes qui utilisent le réseau autoroutier ne sont pas des mères monoparentales, soulignons en passant un des groupes de la société qui utilise le plus le transport collectif. Parions, sans trop de risques, qu'il serait possible pour une grande proportion des automobilistes d'utiliser le transport collectif pour leurs déplacements quotidiens. Si l’on suit la logique du ministre, comme le transport collectif ne répond pas aux besoins actuels, il sera nécessaire d’y investir massivement. À quand une annonce d’investissements similaires pour le transport en commun dans la région?( + )

Entente sur le financement de la STLévis par le ministère des Transports : la Ville de Lévis doit passer en mode développement pour son transport en commun

L’annonce par le ministre des Transports M. Sam Hamad et par le député de Lévis M. Gilles Lehoullier d’un règlement dans le dossier du financement du transport en commun à Lévis a de quoi réjouir les usagers. Accès transports viables, le regroupement des utilisateurs et utilisatrice des transports collectifs et actifs du Québec métropolitain, accueille cette entente avec soulagement. ( + )

Un cadre financier pour développer le transport collectif au plus vite à Québec

Le développement adéquat du transport en commun est probablement le plus grand défi de la région de Québec au cours de la prochaine décennie. Le coût croissant du pétrole, les impacts environnementaux majeurs de l’usage grandissant de la voiture et les problèmes de congestion rendent des investissements majeurs, probablement de l’ordre de quelques milliards, incontournables. Plusieurs régions métropolitaines ont déjà saisi la balle au bond et Québec accuse un retard certain dans sa transition vers la mobilité durable. ( + )

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