Le fleuve Saint-Laurent, joyau du Québec, est l’un des axes commerciaux les plus importants d’Amérique du Nord. D’une largeur d’environ un kilomètre entre la ville de Québec et de Lévis, il a longtemps été un obstacle majeur. Au tournant du XXe siècle, les services par bateaux et les ponts de glace se sont progressivement effacés au profit du pont de Québec (1917) et Pierre-Laporte (1970). De nos jours, seule la Société des traversiers du Québec assure encore une liaison maritime entre les deux rives.

La ville de Québec en 1990 telle que projetée par le plan Vandry-Jobin

La question d’un 3e lien routier au-dessus du fleuve a été envisagée dès 1968 par le plan Vandry-Jobin. Un projet pharaonique qui souhaitait doter la Capitale nationale d’un réseau autoroutier démesuré et qui demeurera inachevé. Depuis cette période, 13 études se sont succédé. Pont ou tunnel ? Une implantation à l’est ou à l’ouest ? Jusqu’à aujourd’hui, aucune réponse fiable n’a pu être apportée à ces interrogations. Sa pertinence a même été remise en cause à plusieurs reprises. Déjà en 1976, un rapport dressait la conclusion suivante :


« On peut affirmer que le problème des échanges inter-rives ne serait pas résolu par la construction de cette infrastructure et que d’autres solutions devraient être envisagées. Puisque les répercussions négatives d’un lien centre-à-centre seraient très fortes, il semble qu’il faudrait se pencher sur le transport en commun pour résoudre le problème. »

Rapport « Le lien via l’île d’Orléans face au développement et à l’aménagement régional », 1976

 

Chez Accès transports viables, nous pensons qu’un tel investissement aurait des conséquences néfastes pour la grande région de Québec et qu’une autre voie est possible.

Au cours de ces derniers mois, la question s’est fortement politisée, au point d’en oublier les citoyens. À travers le concours estival Le Grand Délire, nous vous invitons à en reprendre pleinement possession en proposant votre vision décalée d’un nouveau lien entre Québec et Lévis.