Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Consultations publiques sur le transport en commun

Experts, usagers, jeunes et groupes environnementaux se prononcent : Québec a besoin de trois lignes principales, d’un tunnel au centre-ville et d’un service interrives de haut niveau

Québec, le 22 août 2017 – Dans le cadre des consultations publiques de la Ville de Québec sur le transport en commun, une coalition formée d’experts, de représentants de la jeunesse, d’utilisateurs du transport en commun et de groupes environnementaux ajoutent leur voix à celle des gens d’affaires, des institutions d’enseignement, du milieu communautaire et des citoyens, pour demander à la Ville de mettre en place un système structurant de transport en commun sans plus attendre. La coalition soumet en ce sens une proposition de 7 chantiers prioritaires pour compléter le réseau de transport en commun à Québec. Ces chantiers incluent entre autres 3 lignes principales, un tunnel au centre-ville qui relie la basse-ville à la colline parlementaire et un service de haut niveau sur le pont entre la rive-nord et la rive-sud.

Les 7 chantiers prioritaires pour le transport en commun

Pour la coalition, 7 chantiers devraient être priorisés pour compléter le réseau actuel :

1- une forte desserte interrives pour répondre à la demande grandissante entre Québec et la rive-sud

2- une ligne principale pour desservir le principal corridor de déplacements Québec Ste-Foy, de qualité tramway

3- la construction d’un tunnel au centre-ville afin d’y augmenter significativement la capacité du transport collectif

4- une augmentation significative de la capacité du transport collectif dans le pôle Ste-Foy, le 2è générateur de déplacements de la région

5- une ligne principale pour le parcours parcours basse-ville, desservi par un mode structurant comme le SRB le promettait

6- une ligne principale pour le secteur nord-ouest, qui pourrait entre autre lier le secteur Lebourgneuf et le centre-ville, dont l’absence est une erreur historique à corriger

7- le redéveloppement du secteur Fleur-de-Lys et Pierre-Bertrand, un secteur dont le potentiel n’a pas pu être mis à profit faute de desserte de transport en commun.

« Des milliards de dollars exclusivement réservés au transport en commun sont présentement sur la table. Il faut saisir cette opportunité pour enfin solutionner les enjeux de congestion à Québec, et se donner un système de transport en commun moderne et efficace. Les investissements qu’on va faire aujourd’hui auront des retombées économiques, environnementales, de développement urbain et de qualité de vie pour les prochaines décennies », fait valoir Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

Un consensus clair pour le transport en commun structurant et la mobilité durable à Québec

Dans une lettre ouverte[1], les gens d’affaires, du milieu communautaire et de l’enseignement ont rappelé avec force l’importance et l’urgence de doter Québec d’un système structurant de transport en commun dans une vision de mobilité durable. Les parcs industriels sont aux prises avec des difficultés de recrutement de la main-d’œuvre faute d’accessibilité[2]. L’Université Laval et plusieurs autres institutions d’enseignement font la promotion du transport en commun à rabais pour les étudiants. [3] « On nous le dit sur le terrain, on l’a entendu dans les séances de consultations publiques en juin. On est prêts pour un système structurant de transport en commun à Québec », témoigne Alizée Cauchon, responsable des relations gouvernementales du bureau de Québec chez Équiterre.

Retenir nos jeunes, et bâtir pour demain

« Les jeunes de Québec s’exilent pour trouver ailleurs le style de vie qui leur manque ici. On compte souvent autant de voitures que d’habitants dans la cour des maisons de banlieue. Les jeunes s’endettent pour s’acheter une voiture dès leur 16ème anniversaire, ou sont dépendants de leurs parents pour leurs déplacements. Il est temps de déployer à Québec un système qui permette à tous de se déplacer librement sur le territoire, de manière abordable et efficace », appelle Alex Tremblay-Lamarche qui a lancé le groupe Les jeunes de Québec pour la mobilité durable.

La coalition regroupe de Accès transports viables, le Conseil régional de l’environnement de la Capitale nationale, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Les jeunes de Québec pour la mobilité durable, Transport 2000 et Vivre en Ville, avec le soutien de la Caisse d’économie solidaire.

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Source :
Marie-Eve Roy
COPTICOM
418.255.1052
mroy@copticom.ca

 

La présentation détaillée des 7 chantiers et des critères incontournables pour un système de transport en commun structurant à Québec est disponible au http://bit.ly/2x8W3id.

[1] Chambre de commerce et d’industrie de Québec, “LETTRE OUVERTE | Accélérons le déploiement d’un transport collectif moderne!”, février 2017.

[2] Anabelle Caillou,”Quel transport collectif pour la Ville de Québec?”, Le Devoir, 5 juin 2017.

[3] Patricia, Cloutier, “L’UL plaide pour un laissez-passer d’autobus à rabais“ Le Soleil, 14 août 2017 et Nicole Germain, “ Réseau de transport de la Capitale, Des tarifs réduits pour les cégepiens?”, Radio-Canada.


Fiche technique 

Les 7 chantiers prioritaires et les critères incontournables
pour un système structurant de transport en commun à Québec

Québec, le 22 août 2017

Les 7 chantiers prioritaires

1 Desserte interrives : service de haut niveau sur le pont entre la rive-nord et la rive-sud

Le lien rive nord-rive sud ne peut pas être laissé de côté par le réseau structurant. Desservir la rive sud est nécessaire pour optimiser les réseaux de transport, aussi bien les véhicules et les voies utilisées par le transport collectif que les infrastructures occupées par les flux automobiles. Le fort développement de la rive sud dans les dernières décennies, et l’intégration territoriale croissante entre les deux rives, en font un incontournable.

 

2 Ligne prioritaire : Québec Ste-Foy principal corridor de déplacements desservi par un mode structurant

Le corridor du plateau Québec-Sainte-Foy est le principal corridor de déplacements de la région de Québec. Seule une excellente desserte de transport collectif, de la qualité d’un tramway, peut parvenir à y limiter la congestion et à maintenir la qualité de vie de ses résidents, ainsi que l’efficacité des nombreuses entreprises et institutions qui y ont pignon sur rue. C’est aussi dans ce secteur qu’un transfert modal vers le transport collectif est le plus facile à opérer en raison des qualités du tissu urbanisé. Or, la capacité maximale du réseau de transport collectif est en voie d’y être atteinte, son amélioration est donc nécessaire.

 

3 Construction d’un tunnel au centre-ville pour une augmentation significative de la capacité du transport collectif

L’attractivité et l’accessibilité du centre-ville de Québec exigent une meilleure desserte de transport collectif. Le centre-ville reste le principal générateur de déplacements de la région, un poumon économique et un pôle culturel et administratif. Son attractivité est pourtant compromise par un accès rendu plus difficile par l’augmentation de la circulation automobile. Pour que plus de personnes puissent y accéder, la solution passe par le transport collectif. Deux voies réservées, même en site propre intégral, ne suffiront pas aux besoins : dans ce secteur, un tunnel qui relierait la basse-ville à la colline parlementaire est à envisager.

 

4 Augmentation significative de la capacité du transport collectif dans le pôle Sainte-Foy

Le pôle Sainte-Foy qui s’est développé durant les dernières décennies est devenu le 2e générateur de déplacements de la région. La desserte de transport collectif doit s’adapter à cette nouvelle réalité, ainsi qu’à l’étendue du pôle, ce qui plaide en faveur d’un réseau qui mette à profit plusieurs axes de transport : Laurier, mais aussi Hochelaga, par exemple.

 

5 Ligne prioritaire : Parcours basse-ville desservi par un mode structurant

Le corridor de la basse-ville souffre depuis toujours d’un déficit de desserte en transport collectif. La réflexion sur un réseau structurant est une excellente occasion de remédier à cette situation, qui pénalise notamment le quartier Saint-Sauveur, densément peuplé et avec un certain potentiel de redéveloppement. Le projet de SRB sur l’axe Charest en faisait la promesse.

 

6 Ligne prioritaire : desserte du secteur nord-ouest

Le secteur nord-ouest est mal relié au centre-ville de Québec, ce qui pénalise des quartiers entiers où le transport collectif est actuellement une option peu attrayante. L’absence de lien structurant entre Lebourgneuf et le centre-ville est une anomalie historique à corriger de façon urgente. Intégrer cet axe au réseau structurant de transport collectif contribuera à renforcer le centre-ville, réduira la congestion sur le réseau routier supérieur et atténuera la dépendance à l’automobile pour le secteur nord-ouest, un enjeu à la fois économique, environnemental et social.

 

7 Redéveloppement du secteur Place-Fleur-de-Lys et Pierre-Bertrand

La mise en place d’un réseau structurant de transport collectif dans l’axe nord-ouest–centre-ville permettra la consolidation et la requalification du secteur place Fleur-de-Lys et du boulevard Pierre-Bertrand, dont le potentiel n’a pour le moment pas pu être mis à profit, faute d’une bonne desserte.