Accès transports viables estime qu’un tramway à Québec aurait toutes les chances d’être rentable si l’axe entre la colline Parlementaire et le secteur Laurier n’avait pas été d’emblée écarté du Plan de mobilité durable et de l’étude de faisabilité. Il s’agit en effet de l’axe le plus achalandé du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et c’est là que se trouve le potentiel de rentabilité le plus élevé.·

Déjà, en 2003, l’étude réalisée par le RTC identifiait l’axe colline Parlementaire / Laurier comme prioritaire puisque la clientèle était déjà acquise. « Le fait d’écarter cet axe, où circule quotidiennement la moitié des usagers du RTC, pour privilégier plutôt le boulevard Charest et un hypothétique développement immobilier, mettait à mal le projet », croit Etienne Grandmont, directeur général de l’organisation. Ce dernier évalue qu’un tramway sur le boulevard Charest ne devient intéressant « qu’une fois les axes structurants existants, où se trouve la clientèle actuelle, desservis ».·

Un potentiel similaire à celui de Montréal
Pour Accès transports viables, privilégier le passage d’un tramway en haute-ville tient la comparaison avec le projet de SLR sur le pont Champlain, à Montréal, un projet rentable aux yeux de la Caisse de dépôt et placement. « Les prévisions d’achalandage sont similaires. À Québec, on parle d’un achalandage d’au moins 50 000 déplacements par jour et on est aussi autour de 50 000 sur le pont Champlain. De plus, le potentiel de croissance est beaucoup plus grand à Québec considérant la faible part modale actuelle et les nombreux terrains à développer, notamment à la tête des ponts. Sans oublier que ce potentiel est décuplé si on prolonge la ligne vers Lévis », insiste M. Grandmont.

En 2011, avec l’enthousiasme suscité par le Plan de mobilité durable, tous les acteurs intéressés par cet enjeu, y compris Accès transports viables, ont cru qu’il serait possible de faire passer une première ligne de tramway sur le boulevard Charest. L’entente entre le gouvernement et la Caisse de dépôt et placement oblige maintenant de regarder le financement d’un tel projet à travers la lorgnette de la rentabilité, et donc de revenir à l’achalandage comme premier critère pour déterminer le type de technologie à utiliser et les axes à desservir en priorité », de conclure M. Grandmont.

Source: Accès transports viables
Entrevues: Etienne Grandmont, directeur général
(418) 628-1242 (bureau)