Québec, le 26 novembre 2014 – Accès transports viables se questionne sur l’annonce récente du ministère des Transports, qui qualifiait de prometteurs les débuts du projet pilote autorisant le covoiturage dans les voies réservées au transport en commun sur l’autoroute Robert-Bourassa. En effet, jamais les critères d’évaluation qui l’amènent à poser ce diagnostic n’ont été rendus publics.

« Le ministère des Transports a refusé de rendre publics ses critères d’évaluation, malgré nos demandes et les questions des journalistes à ce sujet », déplore Etienne Grandmont, directeur d’Accès transports viables. Selon lui, ce manque de transparence laisse planer un doute important quant au sérieux de la démarche entreprise à la fin du mois de septembre.

Un doute renforcé par l’impression d’improvisation émanant de l’autorisation qui sera donnée, à compter de demain, aux véhicules électriques et hybrides rechargeables d’utiliser ces mêmes voies réservées, peu importe le nombre d’occupants.

Accès transports viables questionne les effets espérés de cette nouvelle modification des voies réservées sur Robert-Bourassa. « En quoi cette mesure va-t-elle retirer des véhicules de la route ? On est loin du projet pilote initial où l’objectif annoncé était de réduire la circulation automobile. Et on est loin de l’esprit et de la lettre du décret ministériel découlant du rapport du BAPE qui autorisait le prolongement de Robert-Bourassa à condition que soit mise en place une voie réservée, dans le but très clair d’améliorer les services de transport en commun sur cet axe », rappelle M. Grandmont.

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Source : Accès transports viables
Entrevues : Etienne Grandmont, directeur général
418-648-1242