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Communiqué de presse

Québec, le 18 mars 2013 – L’actualisation du réseau proposée aujourd’hui par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) permettra certes de dégager les heures nécessaires pour la mise en service des nouveaux express, mais un tel procédé laisse présager des coupures au-delà de l’optimisation. Le RTC et la Ville de Québec devront miser sur la recherche de nouvelles sources de financement pour les importants développements planifiés au Plan de mobilité durable.

Des inquiétudes

Accès transports viables estime qu’il est sain d’analyser le rendement des services de toute organisation et de les optimiser au besoin. L’organisme questionne cependant le besoin de retrancher un nombre d’heures précis, soit 30 000, pour les transférer vers un nouveau service. « Cette méthode laisse présager des coupures de services qui vont au-delà d’une optimisation », s’inquiète Etienne Grandmont, directeur général.

Accès transports viables est préoccupé par les répercussions sur les usagers, puisque pour augmenter l’achalandage, le RTC pénalisera ceux qui avaient déjà fait le choix du transport en commun. L’optimisation de certaines lignes devrait passer par leur amélioration plutôt que par des coupes, comme celles desservant les milieux urbains denses et les pôles d’emploi du Parc technologique de Québec et d’Estimauville. L’organisme invite d’ailleurs les personnes affectées par ces baisses de service à le contacter au (418) 648-1242 afin de lui faire connaître l’impact des modifications proposées.

De bonnes nouvelles
En contrepartie, la mise en service des nouveaux express qui desserviront le plateau centre de Sainte-Foy permettra à plusieurs résidents des couronnes nord et est de Québec d’avoir accès à un service efficace de navettage vers leur lieu de travail ou d’étude. Il s’agit donc d’un développement pertinent de l’offre qui est faite par cette opération.

Accès transports viable se réjouit de la présence du maire de Québec à la conférence de presse ce matin. Ce dernier a d’ailleurs rappelé l’importance de lier l’aménagement du territoire et le transport en commun, une nécessité très présente dans le Plan de mobilité durable.  Monsieur Grandmont espère par ailleurs que « l’opération permettra une fois pour toute de mettre de côté la perception selon laquelle les autobus ne circulant pas à pleine capacité sont inutiles, ce que le maire Labeaume avait nommé le syndrome de l’autobus vide ».

Des solutions pour les développements futurs
Il faudra par ailleurs éviter que le développement du réseau soit toujours envisagé selon la méthode appliquée aujourd’hui. « On ne peut pas continuellement déshabiller Paul pour habiller Jacques », illustre Monsieur Grandmont. L’important développement du transport en commun, prévu au Plan de mobilité durable et attendu dans le Plan stratégique du RTC, ne pourra plus se faire sur des opérations à coût nul, d’autant que c’est le développement du réseau structurant qui doit être au cœur de cette nouvelle vision de la mobilité à Québec. Pour permettre les développements à venir du RTC, la Ville de Québec doit rapidement se poser en championne des transports en commun pour voir à l’augmentation et à la diversification des sources de financement. La Ville de Québec devra notamment :

  • occuper le champ fiscal de 1,5 cent sur le litre d’essence qui a été accordé à la région par le gouvernement du Québec pour financer le transport en commun. Depuis 2010, la région se prive de 10,5 M$ par année pour financer son transport en commun;
  • demander une répartition plus équitable du Fonds des réseaux de transports terrestres, soit à 70 % pour les routes et 30 % pour le transport en commun (alors que depuis 5 ans, la répartition est respectivement de 82 % et 18 %);
  • la multiplication par cinq des sommes disponibles pour le transport en commun dans le cadre du Fonds vert.

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Source: Accès transports viables
Contact: Françoise Bellemare (418) 648-1242