Réponse à l’article “Le trolleybus: un proche parent du tramway” de Jean-François Cliche

paru dans le Soleil le 24 mars 2009.

Un trolleybus se conduit avec un volant, roule sur des pneus, existe en modèle standard ou articulé, il est un autobus propulsé à l’électricité.

Le trolleybus nécessite toutefois un réseau de deux fils aériens qu’il atteint grâce à des perches. Si le trolley à l’avantage, par rapport au bus diesel, d’être silencieux et de ne pas produire de pollution atmosphérique, il ne transporte pas plus de gens et ne roule pas plus vite qu’un autobus régulier ou articulé.

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Un trolleybus de Lausanne en Suisse

Passer de l’autobus au trolleybus revient seulement à changer d’énergie. Cela n’améliore pas l’offre de transport en commun, que ce soit au niveau de la rapidité ou de la capacité. Que les autobus soient propulsés à l’électricité ne résoudra pas le problème de la saturation des Métrobus. Le bénéfice du trolleybus est surtout de réduire les nuisances sonores et de la pollution atmosphérique engendrées par le grand nombre d’autobus nécessaires sur les lignes très achalandées.

Le tramway est quant à lui un véhicule ferroviaire, qui n’a aucun lien avec le trolleybus, sinon la possibilité de fonctionner à l’électricité. Le guidage des véhicules sur rails permet d’augmenter la capacité des trains en rajoutant des wagons et il requiert un filage aérien plus discret, disposé précisément au dessus de la voie.

Au final, c’est surtout la voie dédiée et la priorité accordée au transport en commun qui conditionne sa vitesse peu importe le véhicule : autobus au diesel, trolleybus ou même le tramway. Le choix de mode dépend quant à lui de la demande de transport et de l’achalandage envisagé à long terme. Aucun mode n’est une solution miracle applicable partout et le coût ne peut pas être le facteur déterminant. Acheter une chemise trop petite parce qu’elle est beaucoup moins chère reste une mauvaise affaire.

Accès transports viables

Texte publié dans Le Soleil le 26 mars 2009